Roman – Jefferson

Roman – Jefferson

« Jefferson » le lauréat du grand prix des Incorruptibles (catégorie CM2/6e) en 2019-2020.

AuteurJean-Claude Mourlevat
EditeurGallimard Jeunesse
IllustrateurAntoine Ronzon
Pages270
Âge conseilléA partir de 9 ans
Lu en classeNon
Thèmes abordésEnquête, amitié, suspens

Le résumé

En ce radieux matin d’automne, le hérisson Jefferson décide d’aller chez son coiffeur se faire raffraîchir la houpette. Comment pourrait-il imaginer, alors qu’il arrive plein d’entrain au salon “Défini-Tif”, que sa vie est sur le point de basculer ?
Accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, le brave Jefferson, 72 cm de frousse et de courage, est jeté dans une aventure qui le mènera, pour le meilleur et pour le pire, au pays des êtres humains.

Mon avis — ★★★★☆

Avant même de démarrer la lecture, mon esprit était formaté : c’est du Mourlevat, ça va être top ! Et bien je n’ai pas été déçu ! Jefferson est un très bon roman.
L’enquête, car il s’agit d’une enquête, est peu conventionnelle et amusante. Prévisible pour l’adulte que je suis, elle saura tenir en haleine le public principal sans aucun soucis.
Les personnages sont divisés en deux groupes : les animaux (à l’aspect étrangement humain) et les humains. Comment souvent dans ce genre de livres, il devient facile d’oublier qui est animal et qui ne l’est pas. Parmi les animaux : des hérissons, des cochons, des vaches… qui cohabitent sans le moindre soucis. Parmi les humains : les bons et les mauvais. On regrettera peut-être le côté un peu caricatural des deux loubards rencontrés dans le roman, mais j’ai déjà imaginé les voix que je leur donnerai lors d’une future lecture offerte en classe.

L’ouvrage traite aussi de la question de la viande et des abattoirs. Un passage notamment sera peut-être un peu difficile pour certains élèves et il est possible que l’un ou l’autre se pose la question de manger un steak en rentrant à la maison le soir-même. Une discussion pourra être nécessaire à ce sujet.

C’est donc une très bonne histoire, bien ficelée où chaque chapitre donne envie de se jeter sur le suivant. Je le conseille !

Extraits

Le jeune hérisson Jefferson Bouchard de La Poterie acheva de ranger son logis en chantonnant des petits pom… pompom… pompom… à la façon des gens qui sont de très bonne humeur. Quand tout fut parfaitement en ordre, la balayette époussetée à la fenêtre et la pelle à ordures raccrochée à son clou, il programma son four pour que ses pommes de terre à la crème soient cuites à point pour son retour. Puis il enfila son veston, le boutonna au milieu, notant par la même occasion que cela faisait des plis dans le tissu à cause de son petit bedon qui poussait vers l’avant. Il faudrait qu’il freine un peu sur les gâteaux secs.

Il se vaporisa de parfum Sous-bois, laça dans l’entrée ses chaussures parfaitement cirées en posant tour à tour son pied droit puis son pied gauche sur le tabouret prévu pour cela, attacha son sac-à-dos sur ses épaules et sortit. Ce qui le mettait en joie ce matin-là était peu de chose : il avait décidé de se rendre chez son coiffeur. Ça lui avait sauté aux yeux alors qu’il faisait sa toilette : sa gracieuse houppette était en bataille. Or, il détestait avoir l’air négligé. Voilà : il irait en ville se faire rafraîchir la houppette !

« Jefferson », Jean-Claude Mourlevat

– Asseyez-vous, les invita-t-elle en leur indiquant un canapé à fleurs. Et ne faites pas attention au désordre. C’est ce que recommandent en général les maniaques du rangement. Tout, chez Carole, était parfaitement en ordre et Jefferson y fut sensible.

« Jefferson », Jean-Claude Mourlevat

Jefferson n’avait pas l’air étonné du tout. Il avait plutôt l’air éberlué, ahuri, estomaqué, aplati, démantibulé, moulu, électrocuté, sidéré, abasourdi

« Jefferson », Jean-Claude Mourlevat

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