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Roman – La 3e vengeance de Robert Poutifard

Roman – La 3e vengeance de Robert Poutifard

AuteurJean-Claude Mourlevat
EditeurFolio Junoir
Pages160
Âge conseillé9 – 13 ans
Lu en classeOui, à des CE2, CM1, CM2
Thèmes abordéshumour, école
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Le résumé

Comment occuper sa retraite quand on a été toute sa vie instituteur en CM1 ?

Robert Poutifard n’a qu’une idée en tête : se venger de ses anciens élèves. Leur faire enfin payer ces années de chahut et d’humiliation ! La vengeance est un plat qui se mange froid, et Robert Poutifard leur prépare une vraie surprise du chef. Ces sales mômes vont vraiment déguster ! Et si le maître d’école détestait les enfants ? Une histoire méchamment drôle pour savourer les coups les plus tordus et les situations les plus atroces !

Mon avis — ★★★★★

Si vous aimez les gags, les situations loufoques et Pierre Richard, foncez lire ce roman, il est fait pour vous et pour vos élèves ! Jamais je n’ai entendu autant de rires lors de la lecture d’un roman. Jamais je n’ai autant ri moi-même en lisant devant une assemblée.

Je ne vous promets pas de ne pas culpabiliser en prenant un plaisir sadique à voir un enseignant et ses anciens élèves vivre des situations parfaitement humiliantes, mais la plume de Mourlevat rend cette histoire excellente. La structure narrative est intéressante : les nombreux flash-back permettent de comprendre la rancoeur de l’homme et donne un bon rythme au livre.

La fin – surprenante – n’est pas déplaisante et permet d’apporter un peu de douceur dans ce tableau méchamment drôle.

Extraits

Mais Robert Poutifard n’en oublia pas pour autant son enfance malheureuse. Et quelques années plus tard, au moment de choisir ses études, il s’orienta vers le seul métier où il pourrait se venger tout à son aise des petits morveux qui l’avaient fait tant souffrir autrefois : il décida de devenir… instituteur.

« La 3e vengeance de Robert Poutifard », Jean-Claude Mourlevat

Il imaginait le pire avec délectation, mais la performance de Bourru dépassa toutes ses espérances.

« La 3e vengeance de Robert Poutifard », Jean-Claude Mourlevat

– Est-ce que je peux sortir de cette école à moins de sauter du deuxième étage ? Non. 
– Quelqu’un peut-il m’aider ? Non.
– Qu’est-ce que je peux faire ? Rien.
– Que va-t-il arriver demain matin ? Une catastrophe… »

« La 3e vengeance de Robert Poutifard », Jean-Claude Mourlevat
Roman – L’enfant Océan

Roman – L’enfant Océan

AuteurJean-Claude Mourlevat
EditeurPocket Junior
Pages160
Âge conseilléÀ partir de 10 ans
Lu en classeOui, à des CM2
Thèmes abordésAventure, apprentissage, voyage
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Le résumé

La longue marche de sept frères guidés par leur benjamin, en direction de l’Océan, vue et racontée par 21 narrateurs.
Une nuit, Yann réveille ses six frères aînés, tous jumeaux. Il faut fuir : leur père a menacé de les tuer. Irrésistiblement attirés par l’Océan, les sept enfants marchent vers l’Ouest.

De l’assistante sociale au routier qui les prend en stop, du gendarme alerté de leur disparition à la boulangère qui leur offre du pain, chacun nous raconte à sa façon un peu de leur incroyable équipée.

Mon avis — ★★★★★

S’il est un roman que j’ai dévoré à peine deux heures, c’est bien celui-ci. Moi qui lit très lentement et de manière saccadée, j’ai enchainé les pages sans m’arrêter.

L’intelligence de l’auteur a été de faire raconter son histoire par une multitude de narrateurs, permettant ainsi d’observer le déroulement de plusieurs points de vue : aussi bien de l’intérieur du groupe d’enfants qu’à l’extérieur par des personnages secondaires. Les différences de langage de chacun rend l’ouvrage très réaliste et les atmosphères changeantes.

L’histoire commence fort avec la présentation du cadre miteux dans lequel vivent sept garçons, tous jumeaux sauf un : une baraque branlante, une mère aussi hargneuse que son chien, un père taiseux à la main lourde. Dès les premiers chapitres, on est emporté par la fuite : de ces parents minables et meurtriers, de cette ambiance étouffante où personne ne semble avoir le droit de parler. Leur périple est haletant. Ils rencontrent de nombreux adultes qui les observent, les jaugent et les aident bien malgré eux à aller vers un horizon inconnu. L’enfance est abimée dans ce roman : personne ne semble heureux ni ne s’amuse, la peur permanente semble habiter les garçons, ils ont faim… Les nombreuses références au Petit Poucet glissées ici ou là ne doivent rien au hasard.

Facile à lire (les chapitres sont très courts, le rythme est soutenu), ce roman est poignant, mais il nécessite une dose de bonheur par la suite !

Extraits

Là-bas c’est l’Ouest. Le ciel est plus grand qu’ici, et puis il y a l’Océan. L’Océan… […] on l’avait cru sans hésiter et depuis, chaque fois qu’on regardait par cette fenêtre, on voyait plus le pré du père Colle avec ses pommiers, ni la clôture ni la mare. On se crevait les yeux sur la ligne grise de l’horizon et on voyait le ciel s’agrandir, on voyait l’Océan. On l’entendait même, avec ses énormes vagues qui brassaient le sable de la plage, vraoutch…

« L’enfant océan », Jean-Claude Mourlevat

Les femmes c’est comme ça. Elles sont comme les bêtes. Elles feraient n’importe quoi quand leurs petits ont faim. Les dents leur poussent comme aux louves et elles supportent tout.

« L’enfant océan », Jean-Claude Mourlevat

Je ne l’ai pas compris ou je n’ai pas voulu le comprendre. Je me suis dit qu’on verrait ça plus tard, que cela faisait partie des choses que l’on peut remettre au lendemain. Mais il n’y a pas eu de lendemain.

« L’enfant océan », Jean-Claude Mourlevat